2018 : 8 ans

Voilà 8 ans que je me suis lancée en tant que photographe, un long chemin artistique et pavé de rencontres qui ont marqués mon travail et ma personnalité. Etrangement, je trouve que ces 8 ans sont plus un cap que toutes les autres années. J’ai fait des bilans, plus ou moins productifs, j’ai avancé, un peu régressé, parfois stagné, mais cette année, cet anniversaire à un gout tout particulier. Je sais qu’une page se tourne, j’ai fait des choix professionnels sans aucune amertume. Il est certain que je ne ferai plus toutes les photos que j’ai fait auparavant et que mon avenir professionnel s’oriente différemment. La photo a encore sa place, mais chacun des projets que je suivrai sera bien choisi. Pour 2019, je couvre un mariage avec des futurs mariés qui m’ont beaucoup touché. Je me fais une joie de partager ce moment avec eux. Ce sentiment de joie sera probablement le principal indicateur de mes futurs projets photographiques.

Ceci dit, je souhaitais faire un bilan en cette fin d’année et pour les 8 ans peu particulier. 8 photos qui ont marqués ma vie de photographe. Autant vous dire que ce choix a été très dur à faire. J’ai rencontré tellement de couples, de mariés, de familles, d’ami-e-s qui m’ont boulversé, que faire un choix dans ce sens aurait été impossible. Un choix du coeur est tout bonnement impensable. Par contre, repenser aux quelques fois durant une séance, un mariage, un reportage ou je me suis dit au moment de déclencher « wouaouh, ça déchire », là c’était possible.

En fait, c’est LE moment où tout est réuni : le lieu, la lumière, l’émotion, la posture, les vêtements, les personnes, la météo, l’instant. Tout s’imbrique, ce n’est ni la veille ni le lendemain, ce n’est pas avec d’autres, c’est juste là, maintenant, et CLAC ! on déclenche. L’oeil dans le viseur, je sais que je tiens une photo juste énorme. Il y a une partie de « chance » et une autre de travail. Au bon endroit au bon moment.

Souvent ce sont des photos que j’utilise régulièrement pour ma communication. J’avais envie de faire un retour et une illustration par l’écrit pour chacune d’entre elle. Ne soyez pas fâché ou vexé si je n’ai pas choisi une de vos photos, ici je parle principalement de techniques et d’approche photo. Certes j’ai réalisé de très jolies photos, mais celles là sont toutes particulière et j’explique pourquoi.

 

2011

Menton, ce joli couple franco-thailandais revenant en France pour quelques jours, souhaite immortaliser dans leurs tenues de cérémonie des photos de couple post mariage. Nous réussissons à profiter d’un joli jardin dans une propriété. Inspirée de ce ciel bleu, les roches typiques de l’arrière pays monégasque, le coté dynamique et graphique des palmiers, cette photo sera la première d’un style que j’aime beaucoup réaliser. C’est coloré, contrasté, vertical et graphique. Il y a une jolie alchimie dans ce couple et ce cadre leur va bien. Ils sont rapidement à l’aise, et me font de suite confiance. Malgré l’heure avancée de la journée, les nuages font office de diffuseur et la lumière reste douce. On ressent rapidement la douceur de l’air. A posteriori, je me rends compte que ce sont des ambiances que j’affectionne beaucoup. On peut s’imaginer à plusieurs endroits sur le globe. Aujourd’hui, c’est souvent ce que je recherche, instaurer la réflexion sur le lieu, voir même donner l’impression que l’on est complément ailleurs. Un faux air de.

Vous pouvez retrouver toute la séance ici.

 

2012

Dorothée, la fille au sourire à 100 000€ 😀 Elle est maquilleuse et je l’a rencontre durant un mariage. Assez époustouflée par la qualité de son travail, j’aime beaucoup sa personnalité et son tempérament (et ses cheveux aussi :p ). Son regard pétillant m’amènera à me tester sur du portrait individuel, pas trop mode, pas trop book, pas trop sage, je cherche à trouver ma limite et mon style. Je cherche le cadre dans lequel je vais évoluer. 7 ans après, je ne sais toujours pas si j’ai un cadre en portrait ou un style, et j’avoue que je me m’en moque. J’aime cet entre-deux, ce ni l’un ni l’autre, ce presque ou pas assez, ce ni fun ni sage. En gros, moi. Je crois oui je mets un peu de moi dans mes portraits, je l’espère pas trop banal.

Ce jour là, nous profitions des ruelles de Cannes, pas loin de mon quartier, maisonnettes à la couleur beige doré (que je trouve flatteur au teint). Le ciel se couvre lorsque  l’on commence (et finira sous un orage et une pluie battante). Cet n’est pas pour me déplaire. La lumière est diffuse et n’écrase pas les traits, donne une jolie brillance à son regard. On s’amuse, on rit et on « déambule » au fil des maisons et des garages. Urbain et un poil rock, c’était le point de départ. Séduisante mais pas dans le racolage, je suis dans une démarche où je souhaite mettre en valeur les femmes, avec leurs atouts et leurs qualités. Durant cette séance, les portraits seront plutôt simples techniquement, mais ils sont le point de départ de mon travail de photographe. Naturel, plutôt spontané avec le seul objectif la mise en valeur de la personnalité. Il faut que chacune se trouve belle lorsqu’elle voit les photos. Ca reste encore aujourd’hui ma principale motivation.

Toute la séance portrait de Dorothée est ici.

2013

Une année avec une jolie saison des mariages, différents et variés. Je rencontre Angélique (ha ha comme par « hasard ») et nous nous trouvons beaucoup de points communs. Lors de notre rendez vous de préparation, je visite le lieu de réception, le centre équestre fraichement bâti que gère Angélique et Quentin. Et elle me fait visiter le barns, cette écurie pour les chevaux. Et BAM ! Comme du pain bénit, je sais que je vais faire une photo à cet endroit, je prends le temps de faire le tour, et je les informe que je ferai cette photo le jour de leur mariage. J’aurai cette image en tête durant des mois jusqu’à leur grande date.

Le jour j, la journée est très rythmée et ce joli couple me réserve le temps nécéssaire pour cette séance couple. Il fait beau, très beau, et tout se déroule comme nous l’avions prévu. Le barns est prêt, j’aménage la scène en ouvrant quelques portes, je les positionne, je laisse faire l’alchimie entre eux et je prends la photo. Alors cette photo n’est pas verticale, mais toujours graphique avec de la profondeur,  un coté monochrome, une ambiance chaleureuse et douce amenée par la couleur et la matière. La signification de l’endroit est fort puisqu’il s’agit du lieu de repos d’animaux au statut particulier, attirants et emphatiques que sont les chevaux. Cette photo sera emblématique de cette année 2013.

Vous souhaitez voir toutes les photos de leurs mariage ?

mariés au loin dans les écuries du cercle hippique de la Choukasserie à Escragnoles

2014

Une année très forte, avec un virage à 180°c dans mon approche photo. D’ailleurs, il m’a été difficile de faire un choix de photo pour cette année là tellement elle a été riche en projets. En début d’année, je fais une grosse remise en question de tout mon travail. Je suis suivi et coachée par Marie Astrid Agasse et en juillet, je suis la formation de Michael Ferire, ce jeune photographe belge. Et tout se retrouve changé. Mon approche en amont avec mes clients, la façon de voir la séance, le reportage et le mariage, la manière de percevoir les endroits, les gens. J’ouvre les yeux et je comprends qu’il n’y a pas qu’une seule manière de faire des photos, celle ci étant plus empathique et à l’écoute du client. Je me redécouvre dans ses méthodes, et je réalise que je suis bien plus à l’aise comme ça.

1 mois plus tard, je reçois la demande de ce très beau couple franco-suédois (d’ailleurs je constate que mes mariés sont de nationalités différentes, ou de religions différentes). Ils se marient le mois qui suit et ils cherchent un photographe. Comme des anges tombants du ciel, ils me décrivent le mariage complètement incroyable. Le lieu, la robe, la déco, la mariée qui ressemble à une déesse d’Odin, leurs invités venant de toute l’Europe, la cérémonie en extérieur, et la cerise sur le gâteau, la météo, tout est réuni pour réaliser des photos magnifiques.

Ma nouvelle approche fraichement acquise sous le bras, j’ai les mains libres pour faire ce que je souhaite. La journée se déroule parfaitement bien au Château Crémat sur les hauteurs de Nice, les demoiselles d’honneur aux tenues pastels sont là, la cérémonie est idyllique avec ce soleil de septembre tombant pile sous l’arche de cérémonie. Mes mariés sont très amoureux, et je profite des derniers rayons du soleil avant le cocktail pour réaliser encore quelques photos de couple. Cette photo est la dernière image de la séance couple. Le soleil couchant en arrière plan amenant chaleur et lumière douce, je leur propose de s’assoir sur ce petit banc en pierre surplombant le jardin. Naturellement, ils s’assieds l’un contre l’autre avec un peu de distance due a une pudeur naturelle. A ce moment, ma principale préoccupation, c’est ce qu’il se passe en entre eux, j’attends le moment où l’émotion sera là plus forte. Epurée, la photo se concentre sur cet échange de regards, le sourire sur le visage de Christine, légèrement penchés l’un contre l’autre, on ressent tout l’amour qu’ils se portent. On imagine le jardin en arrière plan, mais cela reste très sobre. A partir de ce jour là, je ne ferai plus de reportage de mariage comme avant.

Retrouvez leur mariage magnifique juste ici.jeunes mariés se dévorant du regard au couché du soleil dans les jardins du château de Cremat

 

2015

Encore une photo de mariage, je l’accorde surtout que j’en fais peu dans l’année. Celui là est tout particulier, un mariage bouddhiste, une franco-indonésienne et un français (encore un couple mixte !), tous deux bouddhistes, une maison familiale du bonheur, la famille et les amis. Un combo unique qui a fait de ce mariage un moment suspendu dans le temps, dans le jardin de la maison de famille. La cérémonie se déroule en extérieur, après un passage par la mairie. Un moine bouddhiste officie et apporte une ambiance toute particulière à cet après midi. On sent qu’il se passe quelque chose de très inhabituel, un brin mystique. Porté par ses champs spirituels, chacun entre dans une méditation toute personnelle. Les mariés sont à genoux et j’arrive à faire tout le tour de la scène. Cela me permet d’avoir des angles très variés, ainsi que des cadrages larges et plus intimes. Il fait beau et quelques nuages viennent adoucir la lumière de septembre. J’avais été très attirée par ses bracelets tout au long de la journée, ils sont multiples et différents. Ils donnent un « look » tout particulier à la mariée.

En pleine prière, je remarque cette attitude, à genoux, les mains rapprochées, la tete penchée, cela donne une forme géométrique et un aspect graphique à son corps, un double triangle inversé. En appuyant sur le déclencheur, je savais que cette photo serait en noir et blanc pour amplifier les lignes et aller à l’essentiel. J’ai gardé la bouche pour ne pas avoir un corps sans tete, conserver l’humanité dans l’image, le prolongement des cheveux, le collier en triangle, les bras, les bracelets et les mains en pointe. De l’autre, la douceur et la blancheur de la robe, la délicatesse de la dentelle, la silhouette que l’on distingue. En arrière plan, les lignes sont horizontales et monochrome.

Par cette image, on comprend la prière et le centrage de la pensée de cette mariée, il y a la forme et la signification, l’être et l’esprit, posée et sereine. S’il doit y avoir une photo qui me représente en tant que personne, c’est bien celle là.

Merci à Nikkie pour m’avoir inspirée ce jour là et vous pouvez retrouver le reportage de leur mariage ici.

 


portrait de la mariée avec sa bouche et ses mains sur la cote d'azur

 

 

2016

Il est parfois surprenant de constater combien un objet peut changer sa propre perception des choses. Encore plus lorsqu’il s’agit d’un objectif. Le non initié à la photo croit que c’est juste une histoire de zoom, de rapprochement de l’image. C’est tellement plus que cela. A cette période, je suis tenté par le 35mm, une focale grand angle fixe. J’ai eu un 16-35 et un 24-70, donc par définition la focale 35mm, je l’a connais. Mais c’est tellement différent. Il se dit dans le monde de la photo que pour un zoom, on utilise souvent les extrêmes. C’est un constat que j’avais fait en analysant les statistiques d’utilisation de mes zooms. Souvent à 24 ou à 70, un peu à 50, je passais rapidement sur le 35mn. Finalement ce zoom plutôt lourd et moins lumineux qu’une focale fixe, j’avais fait le choix de m’en sépare au profit de ce fameux 35mn. LE fameux ! Je décide de réaliser une séance portrait uniquement avec cette focale. J’ai envie d’urbain, de noir et blanc, de cheveux qui bougent (ne cherchez pas pourquoi, je ne le sais pas moi meme 😀 ). Il faut juste trouver la jeune fille qui m’accompagnera. Je cherche la brune (ou presque) aux cheveux longs.

Entre le moment où on décide de faire une séance inspiration ou test et le moment où elle se réalise, il se passe souvent un long moment (parfois elle ne se réalise pas du tout ! ), et je découvre Julie, une charmante jeune bloggueuse qui fréquente le meme salon de coiffure que moi. Après quelques échanges, nous nous donnons rendez vous à Cannes dans certains lieux stratégiques car urbain et moins provençal. N’oubliez pas que j’aime tromper « l’ennemi » en donnant l’impression d’être ici ou ailleurs. J’essaye de trouver le non typique de la ville de Cannes. Pas de Suquet provençal, pas de croisette. La nouvelle gare fraichement sortie de terre servira de point de départ.

Uniquement au 35m, je pense noir et blanc. Oui parce que l’on construit différemment l’image si la photo finale sera en couleurs ou en noir et blanc. La profondeur de champs de cette optique est juste phénoménale, une nouvelle façon de photographier s’ouvre encore plus. Avec Julie, le courant passe super bien, d’ailleurs elle me fait mourrir de rire, surtout lorsque je lui demande de bouger ses cheveux. La météo est agréable, ni trop ensoleillée, ni trop couverte, juste comme j’aime. Cela donne un ciel plus en relief et moins uniforme. Nous nous rendons entre le Majestic Barrière et le Gray D’albion, deux palaces donnant sur la croisette, entre moderne et art déco. Les palmiers au centre dynamisent la perceptive. D’ailleurs aujourd’hui la rue a été refaite, et elle ne ressemble plus tout à fait à ça.  Au pied du premier palmier, nous avons un échange, différentes postures, différentes émotions. Dans une respiration, elle ferme les yeux et son visage se tourne vers le ciel. L’oeil dans le viseur, je déclenche.

Elle est apaisée, souriante, il y a un léger mouvement dans ses cheveux. On pourrait presque imaginer qu’elle communie avec le ciel, le palmier faisant office d’intermédiaire. Elle est libre dans un cadre, c’est une émotion dans des lignes graphiques. Elle est au centre de tout.

Cette photo sera envoyé au concours expo l’Eté des Portraits, festival Européen du portrait photographique.

Retrouvez sa séance ici


 

2017

La voilà, la séance famille ! Chaque année de passage à Cannes pour les fêtes, ils me contactent pour réaliser une séance photo. La première, Valérie était enceinte de son deuxième enfant. La seconde, les deux petits lutins intrépides sont là pour rythmer la séance. En fait, en séance famille avec des petits de cet âge, c’est freestyle ! On oublie des lignes graphiques, les images plus structurées et les contrastes. C’est open bar à la rigolade, aux guili et on se court après. Ca part dans tous les sens et je n’impose rien, mais absolument rien aux enfants. Je me plie à leurs tempéraments, je cours, je m’agenouille, je me couche même par terre. Autant vous dire que je n’arrive pas en tenue de gala.

Souvent j’ai une préférence pour la plage jusqu’en avril. Elles sont plutôt désertes à l’approche de l’heure dorée et la lumière est souvent magnifique. Le cadre est pour nous. Cette année là, la météo est très clémente, il fait très doux, à tel point que mes stéphanois tombent les manteaux. Le ciel est bleu-doré, le sable, la mer, je conserve une dynamique chromatique et de texture dans l’image (finalement). C’est épuré et sobre. J’initie des jeux, surtout pour mon lutin qui court partout. J’arrive à réaliser des portraits serrés et spontanés. Je les fait courir depuis la mer jusque vers moi. Je m’arrange pour avoir juste quelques rayons de soleil débordant de la maman. C’est lumineux, chaleureux, drôle et toujours la touche graphique horizontale.

Retrouvez leur séance ici


 

 

2018

8 ans cette année. On a passé l’âge de raison. Une lassitude s’installe pour plusieurs raisons. J’aime toujours autant la photo, mais mon environnement professionnel n’est pas celui qu’il devrait. Et puis il y a Kevin.

On se connait depuis quelques mois, juste comme ça. Synchronicités oblige, on se croise plus souvent. Il est sportif de haut niveau, et il me demande de réaliser des photos pour lui. Le sport ?! Un monde aux antipodes de ce que je sais faire, car les attentes sont différentes. Je m’étais déjà testé aux sports, et il faut se rendre à l’évidence que pour réaliser de bonnes photos d’une activité sportive, il faut bien la connaitre voir la pratiquer. Autant dire qu’avec une activité sportive proche de zéro, mon expertise ne va pas loin, surtout en triathlon. Oui, parce que Kevin est triathlete, nage, vélo et course à pied. Faaaacile !

Je me documente, j’observe ce qu’il se fait ailleurs, on se met d’accord sur ce qu’il souhaite et surtout l’utilisation qu’il va en faire. On fera plusieurs séances avec un objectif précis à chaque fois. Je n’oublierai pas un lever à 5h30 du matin pour être en bord de piscine à 6h30. Joie  !! :p Mais les photos avec Kevin, ça se mérite !

On a vu toutes les disciplines, il nous faut des images en combinaison en mer. Nous sommes début mai, la lumière est plus complexe, surtout en ce début d’après midi. Nous nous rendons au pied de l’Esterel, là où les roches sont rouge, la mer est bleu acier et les pins très vert. On teste une première plage, pas adaptée à notre séance. Sur la deuxième, surprise, une colonie de vacanciers allemands ont investis les galets. Mais les roches sont très jolies et la mer plutôt accessible. Bon, on ne fera pas tout ce que l’on avait prévu, mais on fera avec. Le temps de nous préparer, la mer est envahie par une vague de déchets plus dégoutants les uns que les autres. Beurk ! Les aléas de la vie font partie des contraintes de la photo. Il faut faire avec, soit les contourner et être plus créatif, soit faire avec et les utiliser. L’accès à la mer étant impossible dans un premier temps, je réalise des photos sur le bord. Le ciel se couvre de nuages blanc, qui donne une lumière très plate et blanche. Je l’avoue, je déteste cette lumière extrêmement limitante et qui ne diffuse pas correctement. Ca tire les yeux, ça marque quant meme les visages. C’est la poisse.

Après un passage en mer, je profite de l’eau qui perle sur la combinaison et je fais le choix de le mettre dos au soleil et à la roche rouge, avec des cadrages serrés et des détails. Et puis je sens que la lumière donne quelque chose de très particulier, je change d’optique, je m’éloigne et je choisi d’intégrer l’environnement. La lumière crée un halo tout autour de lui, un vrai contour. Cela renforce sa silhouette malgré le fond plutôt foncé. Je fais le choix de ne pas trop exposer l’image pour garder beaucoup de zones foncés. L’ombre renforce la lumière. C’est peu habituel dans mon approche, mais ça me plait.

Je sais que Kevin me fait confiance, et qu’il a aimé tout ce que j’ai pu réaliser pour lui. Je suis complètement sorti de ma zone de confort, j’ai fait des images dont je ne m’imaginais pas capable techniquement. Apprendre à se faire confiance et suivre son instinct photographique, voilà ce que j’ai appris. Cette image en est la synthèse. Aller toujours plus loin.

Retrouvez la séance de Kevin ici

Merci d’avoir lu cet article, 8 ans de confidence photo. N’hésitez pas à poster un commentaire 😉

Bonne et heureuse année 2019 à vous

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